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DSNCRP
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Résumé Exécutif

Au cours des 20 dernières années, Haïti a connu de profondes mutations affectant tous les secteurs de la vie nationale et plus particulièrement le politique, l'économique, le social et l'environnemental.
 
La stabilité politique retrouvée à partir 2006, la mise en place réussie d'un cadre macroéconomique, la diminution de l'insécurité et une croissance économique modeste mais continue depuis quatre ans représentent des acquis importants. Mais, ils sont insuffisants pour faire face à l'ensemble des défis qui interpellent le pays. Le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) a été préparé pour affronter ces défis et pour apporter des réponses satisfaisantes aux aspirations de la population haïtienne.
 
Le document comporte cinq parties. La première propose un diagnostic de la pauvreté et de l'inégalité sur la base de données d'enquêtes les plus récentes. La deuxième met en relief la vision des acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les défis à l'horizon 2015. La troisième reprend dans son essence les grands chantiers retenus par le Gouvernement d'Haïti lors de la Conférence Internationale du 25 juillet 2006 qui ont été reformatés en trois piliers : Vecteurs de croissance, Développement Humain et Gouvernance démocratique supportés par des axes stratégiques spécifiques et transversaux d'intervention. La quatrième traite du cadre et des politiques macro-économiques. Enfin, la cinquième partie traite du financement, de la mise en oeuvre et du suivi du DSNCRP.

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Survol de la pauvreté en Haïti

Les données sur de la pauvreté et des inégalités en Haïti révèlent qu'en 2001, 56% de la population haïtienne, soit 4,4 millions d'habitants sur un total de 8.1 millions vivaient en dessous de la ligne de pauvreté extrême de 1$ US PPA par personne et par jour. Sur 10 personnes, on estimait qu'environ 7,6 étaient considérées pauvres, c'est-à-dire ne disposant pas de 2 US $ PPA par personne et par jour, 40% de la population les plus pauvres n'ont accès qu'à seulement 5.9% du revenu total, tandis que les 20% les plus nantis captent 68%. Ainsi 80% de la population ne dispose que de 32% des revenus et que les 2% les plus riches seraient en possession de 26% du revenu total.
 
En 2005 Haïti aurait régressé dans l'échelle du développement passant du 146ème rang en 2000 au 153ème rang. L'IHSI, conjointement avec le Centre Latino Américain de Démographie (CELADE) et l'UNFPA, estime l'espérance de vie à la naissance à 58,1 (2000-2005), sur la base des données du Recensement de 2003.
 
D'autres indices, comme la diminution progressive de la couverture forestière, la malnutrition des enfants, la baisse moyenne annuelle du produit réel per capita et de la consommation moyenne, sont révélateurs d'une dégradation des conditions de vie.
 
La République d'Haïti, devant la gravité des conséquences de la pauvreté et des inégalité sociales répertoriées, s'est engagé à relever le défi de rechercher, à travers un processus participatif inclusif avec tous les acteurs des différents secteurs de la population, la meilleure stratégie nationale pour une croissance durable et pour une réduction substantielle de la pauvreté.

Le processus participatif

Le processus participatif dans l'élaboration du DSNCRP a permis d'assurer une large implication des parties prenantes. L'ensemble des activités s'est déroulé sur deux phases. La première, dite de sensibilisation/consultation, avait pour cadre le contexte départemental et sectoriel. La consultation a touché plus de 2000 personnes sur l'ensemble du pays. Les élus locaux et nationaux, les représentants des thématiques transversales ou spécifiques et surtout les groupes sociaux les plus vulnérables y ont participé activement.
 
La deuxième phase du processus (phase de participation) a été réalisée sur une base thématique dans les communes, départements et au niveau national en vue de favoriser le consensus le plus large autour de ce document stratégique. Cette phase a accueilli plus de 3000 participants provenant de différents secteurs : ONG, gens d'affaires, acteurs étatiques, coopératives, universités, institutions financières, associations paysannes de producteurs et artistes.

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Les défis

Pour concrétiser la vision stratégique du DSNCRP, la société haïtienne devra relever avec succès quatre défis majeurs : i/ impulser une dynamique forte de rattrapage des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans le sens d'un développement social plus consistant. ii/ se doter d'une économie moderne à large base territoriale et compétitive pour faire face à la modernisation accélérée des économies de la Caraïbe qui rend impérieux le rééquilibrage du rapport de compétitivité régionale d'Haïti. iii/ moderniser l'État pour la mettre, une fois pour toute, au service de tous les citoyens exigeant que des efforts plus importants soient entrepris pour moderniser et réadapter le système de management public.. iv/ valoriser nos deux grands avantages comparatifs, soit d'une part notre créativité culturelle et patrimoine historique et d'autre part notre diaspora. Le redémarrage du processus de développement doit s'appuyer sur les potentialités en matière de création et de production culturelles. Le capital culturel est un atout majeur pour tirer parti de la mondialisation.

Les étapes pour répondre aux défis

Ces considérations amènent à distinguer deux grandes étapes dans les réponses à donner pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance en Haïti dans les prochaines décennies.

Première étape : 2007-2009

Cette étape porte sur la période 2007/08 – 2009/10 couvrant les trois années de mise en oeuvre des engagements économiques et financiers vis-à-vis du FMI dans le cadre de la FRPC, c'est-à-dire : i/ maintien du cadre macroéconomique actuel axé sur une gestion saine de l'économie avec des politiques budgétaires et monétaires prudentes pour résorber significativement les grands déséquilibres conjoncturels internes et externes. ii/ modernisation de l'agriculture et le renforcement de l'effort de modernisation des infrastructures de transport, l'amélioration de la fourniture d'énergie électrique et le développement des services de télécommunication. Toutefois, la promotion d'une plus grande équité sociale à travers l'éducation et la santé constituera l'axe principal de réduction de la pauvreté et des inégalités pendant cette période.

Deuxième étape : 2010-2015

Elle a pour caractéristique fondamentale la recherche d'une croissance accélérée et d'une grande maîtrise du développement social. Elle vise par conséquent une réduction à la fois de la pauvreté monétaire et de la pauvreté humaine. Le cadre macroéconomique sera réorienté pour le rendre plus incitatif dans les secteurs économiques dont les potentialités pourront être plus facilement exploitées comme : les branches à fort potentiel du secteur agricole, l'agroindustrie, le tourisme et les filières textiles de l'industrie manufacturière qui bénéficieront d'une priorité. La Banque Centrale ne devrait plus se concentrer essentiellement sur la réduction de l'inflation. Elle devrait au cours de cette deuxième étape de la stratégie de développement économique et social cibler également la croissance et la création d'emploi.

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Les Piliers prioritaires d'une stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté

Pilier 1 : Les vecteurs de la croissance

La stratégie de croissance intégrant l'impératif de la lutte pour la réduction de la pauvreté s'appuie sur quatre domaines clés, ou vecteurs de la croissance : l'agriculture et le développement rural ; le tourisme ; la modernisation des infrastructures ; la science, la technologie et l'innovation.

Agriculture et développement rural

La stratégie relative à ce secteur exige un ensemble d'actions, dont le réaménagement du milieu rural avec un zonage garantissant la protection de notre environnement, la diversification des activités génératrices de revenus, et des mesures légales pour la pérennisation des acquis en matière de développement et pour une meilleure répartition des richesses générées.

Tourisme

Le tourisme demeure un facteur de développement car cette activité est désormais considérée comme un phénomène en expansion. Pour pouvoir profiter d'une telle opportunité Haïti a des choix à faire dont la rationalisation dans le sens de l'efficacité et surtout d'adéquation entre les décisions et le contexte de leur mise en oeuvre. Les orientations générales se précisent à l'intérieur d'une nouvelle géographie touristique nationale.

Les infrastructures

Une priorité de la stratégie développée est de parvenir, à travers le maillage routier national, à une réelle maîtrise des réseaux de transport. Les grandes orientations pour les transports terrestres régionaux : i/ favoriser le développement des potentialités régionales et renforcer la compétitivité de l'économie haïtienne, ii/ rrééquilibrer le territoire national par l'éclosion de grandes métropoles régionales, iii/ garantir la continuité du territoire, iv/ protéger les infrastructures existantes et v/ protéger l'environnement.

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Pilier 2 : Le développement humain

Le développement humain repose sur l'amélioration significative de la disponibilité des opportunités, dont les services sociaux, offertes aux gens afin qu'ils puissent développer au mieux leurs capacités à savoir :

Éducation et formation

L'amélioration du rendement du système passe par i/ la requalification des enseignants et des directeurs d'école, ii/ l'encadrement adéquat des écoles, des élèves et des parents, iii/ la création de synergie entre l'État et les autres acteurs opérant dans le secteur.

Santé

Les maladies dites prioritaires ont un impact majeur sur l'état de santé de la population et ont des conséquences économiques considérables. Cette situation est d'autant plus inacceptable qu'elle peut être améliorée par des mesures adéquates. Les objectifs poursuivis seront donc de : i/ renforcer les deux volets de prévention/information, ii/ d'améliorer la prise en charge et de développer la collaboration intersectorielle.
 
Les lignes stratégiques d'action retenues pour l'atteinte de ces objectifs sont : i/ l'élaboration d'une politique nationale de santé et l'actualisation de toutes les lois nécessaires à sa régulation ; ii/ la mise en place d'une inspection et d'une évaluation de l'action sanitaire à tous les niveaux ; iii/ l'élaboration d'une Charte de partenariat avec les autres acteurs étatiques et les acteurs non étatiques ; iv/ et enfin, la modernisation du système d'information sanitaire.

Eau et assainissement

La performance du secteur Eau et Assainissement laisse à désirer : taux de couverture nettement insuffisant, résultats financiers continuellement négatifs, investissements le plus souvent pris en charge par des financements externes, qualité de service généralement médiocre. Les objectifs institutionnels retenus visent à remplacer les entités actuellement en charge au niveau national par des offices régionaux dont la gestion pourrait faire l'objet de contrats avec le secteur privé.

Les handicapés

Selon les statistiques disponibles, Haïti compte environ 800.000 personnes handicapées soit environ 10% de sa population totale. Ce problème est adressé à travers les lignes stratégiques d'actions suivantes : i/ Augmentation de la prévention de l'incapacité, à travers la vaccination, la nutrition, la détection précoce et l'intervention au moment opportun de façon à minimiser les risques d'incapacité ; ii/ Création de services de réhabilitation médicale dans les principaux hôpitaux du pays et favoriser des subventions pour l'acquisition de prothèses et de médicaments et autres supports spécifiques ; iii/ Création d'une Maison des Handicapés dans chacun des chefs-lieux de département.

Les enfants pauvres

A partir des données d'enquêtes, il ressort qu'en 2005, 2,7 millions d'enfants de 0-18 ans n'ont pas accès à au moins un des services sociaux de base connus. Les progrès en matière de transport, santé, éducation, agriculture, finances bénéficieront sans doute à l'enfant soit de façon directe, soit à travers les ménages dans lesquels ils vivent. Les réformes des politiques et des institutions viseront : i/ la levé des obstacles aux investissements en faveur des enfants et des jeunes, ii/ le soutien continu aux familles et aux communautés (transferts, investissements publics/non publics), iii/ la recherche de la participation et de l'autonomisation des adolescents.

La jeunesse

L'une des catégories les plus touchées par la crise multidimensionnelle actuelle est la Jeunesse dont le poids démographique dépasse les 50% de la population globale. Les objectifs poursuivis sont : i/ améliorer le cadre de vie des jeunes par leur intégration socio-économique et socioculturelle, ii/ promouvoir des activités physiques et sportives. Les lignes stratégiques d'actions arrêtées visent au : i/ développement d'un programme d'insertion socio-économique et socioculturelle de la Jeunesse sur toute l'étendue du territoire ; ii/ établissement et exécution d'un programme de développement du Sport ; iii/ établissement et exécution d'un programme de développement du civisme pour la promotion de citoyens haïtiens responsables.

Le VIH/SIDA

La mise en oeuvre de l'axe stratégique de réduction des risques d'infection est dominée par la réalisation d'activités d'éducation pour le changement de comportement. Sur l'axe de réduction du risque, les activités de communication doivent prendre en comptes tous les facteurs de risques non médicaux, qui sont mieux connus par d'autres secteurs, qui sont davantage concernés et crédibles pour le faire.

L'égalité des sexes

Les principales actions retenues sont : i/ introduire l'éducation sexuelle comme moyen de prévention de la grossesse précoce et de la violence dans les nouveaux programmes de formation, dans l'éducation de base ou encore dans les classes fondamentales ; ii/ promotion de lois générales sur l'éducation dans tous ses aspects avec la perspective de genre.
 
Au plan de la santé les actions retenues sont : i/ promotion de l'établissement d'un plan national pour diminuer le niveau de mortalité maternelle et porter le MSPP à offrir aux femmes des services de santé reproductive de qualité ; ii/ développement d'une stratégie d'information, d'éducation et de communication et de services en partenariat avec les institutions étatiques et non étatiques pour la santé sexuelle reproductive spécialement pour les jeunes adolescents des deux sexes et les femmes en âge de procréer ; iii/ adoption d'une politique de services médicaux et paramédicaux gratuits dans tous les hôpitaux et les centres de santé publics pour la prévention du cancer du sein, du col de l'utérus et d'autres parties du corps des femmes notamment celles de conditions modestes.

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Pilier 3 : La gouvernance démocratique

L'État haïtien se doit d'investir dans la gouvernance démocratique. Le DSNCRP en la matière donne la priorité à la modernisation de l'État et à l'établissement d'un État de droit, plus particulièrement au niveau de la Justice et de la Sécurité. La mise en place d'un ordre juridique équitable, d'un système judiciaire fonctionnel et d'un climat général de sécurité sont des conditions essentielles pour la croissance et la réduction de la pauvreté.

La justice

Pour restaurer la confiance des justiciables dans la justice, il sera opportun d'évaluer tous les juges et officiers du ministère public travaillant actuellement dans le système du point de vue de la formation académique, de l'expérience professionnelle et des qualités morales et éthiques et de consolider les mécanismes de surveillance et de contrôle des tribunaux. Cinq grandes priorités sont retenues : i/ restructuration et modernisation du MSPP par l'élaboration d'une nouvelle loi organique et par la mise en place du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) ; ii/ établissement du pouvoir judiciaire ; iii/ amélioration de l'accès aux tribunaux et leur efficacité ; iv/ la réhabilitation et le développement cohérent du système carcéral ; v/ la modernisation de la législation.

La sécurité

La lutte contre l'insécurité par la restauration de l'institution policière est donc au coeur de la SNCRP. Six (6) lignes stratégiques d'action ont été retenues : i/ amélioration des statuts et des conditions de vie et de travail du personnel de la PNH ii/ restructuration de la PNH et renforcement des structures de la chaîne de commandement, de gestion et de contrôle de l'institution policière, iii/ déploiement de la PNH sur toute l'étendue du territoire, iv assainissement de l'institution policière et, v/ lutte contre la corruption interne et la prévarication.

La modernisation de l'État

Il est devenu indispensable de rétablir rapidement la capacité d'action de l'Etat et du secteur public en général. L'approche stratégique de modernisation de l'appareil d'Etat est une démarche globale articulée autour des actions suivantes : i/ rôle de premier plan au développement et à la valorisation des ressources humaines, ii/ réforme managériale pour dynamiser le fonctionnement de tous les services publics essentiels aux deux niveaux central et local ; iii/ modernisation de la technologie administrative et du cadre physique de travail des agents publics.

L'aménagement du territoire

L'aménagement du territoire est la réponse intelligente au problème de la croissance économique et de sécurité de la société. Dans ce contexte, la décentralisation politique et économique devra se conjuguer afin que l'aménagement du territoire assure une bonne répartition spatiale des activités et garantisse une politique cohérente de rénovation rurale. De manière spécifique, il s'agira de reconstruire à terme le territoire national sur la base de l'intégration de l'espace national, de la solidarité entre les zones rurales et urbaines et de la compétitivité des divers territoires.

Le cadre macroéconomique

La stabilité macroéconomique est un préalable essentiel au déploiement d'une stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Une faible inflation limite l'érosion de la valeur réelle des salaires et des actifs détenus par les agents économiques et notamment par les pauvres. Grâce à la qualité de la gestion macroéconomique de ces dernières années, l'économie haïtienne repart dans un contexte de consolidation des fondamentaux de l'économie. L'objectif dans ce domaine est de faire passer la pression fiscale de 10% actuellement à 14% en 2011, et de rechercher une augmentation des recettes fiscales par un renforcement des capacités institutionnelles des administrations concernées et par une lutte contre la contrebande. Parallèlement, l'État veillera à une meilleure allocation des dépenses publiques en améliorant le ciblage en vue de dynamiser la croissance. En ce qui concerne l'efficacité et la qualité des dépenses publiques, il s'agit d'élaborer à partir de 2008, un Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) pour la mise en cohérence des politiques sectorielles et macroéconomiques, des dépenses publiques programmées et des dépenses effectivement réalisées.

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Le financement, la mise en oeuvre et le suivi de la stratégie

La Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (SNCRP) nécessite pour son opérationnalisation sur la période 2007-2010 un montant de Cent Cinquante Quatre Milliards Cinq Cent Soixante Millions de Gourdes (154,560,000,000,00 gourdes), soit Trois Milliards Huit Cent Soixante Quatre Millions de dollars américains (US$ 3,864.000.000). Les coûts de sa mise en oeuvre traduisent les besoins de ressources requises. La démarche a consisté à prioriser des actions cibles en vue de créer des conditions propices pour maintenir le pays sur le chemin de la croissance économique et d'atteindre les groupes les plus vulnérables touchés par la pauvreté.
 
La structure de mise en oeuvre et de suivi du DSNCRP comprend deux niveaux : l'un, stratégique, sous le patronage du Président de la République et l'arbitrage du Premier Ministre, l'autre, opérationnel, animé par le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe et le Ministère de l'Économie et des Finances. Ces niveaux intègrent les partenaires principaux du développement, à savoir, le secteur privé, les collectivités territoriales, et le secteur de la coopération, incluant les agences internationales et les ONG.
 
Dans son ensemble, cette structure de mise en oeuvre est sous le contrôle ultime du président de la République qui patronne, pour y arriver, une Commission nationale des investissements dont le but est de rechercher la compétitivité des ressources haïtiennes ainsi que la performance des investissements publics, dont ceux concernant les Grands Chantiers. Au sein de cette Commission, le Bureau du Premier Ministre opère un Comité d'arbitrage des priorités dont la tâche centrale est de bien orienter les investissements publics. De même le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe et le Ministère de l'Economie et des Finances à travers leurs structures techniques respectives s'assureront de la coordination de l'opérationnalisation, de l'exécution et du suivi des actions retenues de concert avec les Ministères sectoriels à travers les Unités d'Etudes et de Programmation

 
 
 
 
 
 
 
 
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